“La bibliothèque communale que je fréquentais dans mon enfance, sombre caverne, sentait fort le papier humide et la moisissure : c’était déjà l’odeur du souvenir que j’en ai aujourd’hui.”

Ton ombre est la dernière au milieu des défunts

“La fièvre de la consommation est une fièvre d’obéissance à un ordre non énoncé.”
— Pier Paolo Pasolini (1974)
“Je suis en train de m’adapter à la dégradation et d’accepter l’inacceptable. Je manoeuvre pour réorganiser ma vie. Je suis en train d’oublier comment étaient les choses avant. Les visages aimés d’hier commencent à jaunir. J’ai devant moi, peu à peu sans plus aucune alternative, le présent.”
— Pier Paolo Pasolini

Angel Olsen - Windows

Won’t you open a window sometime
What’s so wrong with the light
Wind in your hair, sun in your eyes
Light

We throw our shadows down
We must throw our shadows down
We live and throw our shadows down
It’s how we get around
In the sun

Why can’t you see
Are you blind
Are you dead
Oh really
Are you all right

“J’ai voulu que ma vie entière
Fût comme une arche de clarté
Dont la voussure large et fière
Descendit vers l’éternité
Et traversât dans la lumière
Le torrent noir de la Cité”
— Léon Deubel, épitaphe
“L’italien avait des yeux, des lèvres, des seins, quand les autres langues n’avaient que des jambes et des mains.”
— Thierry Laget - Provinces

Ni les regards fuyants ni les chiens à tes trousses

“Au début, il n’y avait rien. Ni espace, ni lumière, ni temps qui passe. Pas d’hier, pas de demain, pas d’aujourd’hui. Pire qu’un jour de grève. Pire qu’une rupture de stock. Rien d’autre que le rien, mais bon, le rien, c’était déjà pas mal.”
— Thomas Gunzig - Manuel de survie à l’usage des incapables

Approche et tu verras, le ciel n’en est pas un

Souvenir d’Italie, à lire en italien dans le texte